Polymyosite dysimmunitaire du chien



Qu’est-ce que la polymyosite dysimmunitaire du chien ?

La polymyosite dysimmunitaire du chien est une maladie musculaire (ou myopathie) inflammatoire touchant les muscles striés. Tous les muscles peuvent être touchés mais ceux des membres antérieurs, du cou et de l’œsophage sont plus souvent concernés.

C’est une affection peu courante chez le chien et ses causes sont encore mal connues. Un dysfonctionnement du système immunitaire est suspecté.

La polymyosite dysimmunitaire est parfois associée à d’autres maladies :


Prédispositions raciales à la polymyosite dysimmunitaire du chien

La prédisposition de certaines races est contradictoire. Certains auteurs rapportent une prédisposition du Berger allemand et du Terre-Neuve

Seulement certains auteurs considèrent que les femelles sont plus touchées que les mâles.

 

Berger allemand
Le Berger allemand est une race de chien prédisposée aux polymyosites dysimmunitaires.

 

Terre-neuve
Le Terre-Neuve est une race de chien prédisposée aux polymyosites dysimmunitaires.

Signes cliniques de la polymyosite dysimmunitaire du chien

Chez le chien, les signes cliniques de la polymyosite dysimmunitaire sont très variables : raideur, douleurs musculaires (myalgies), faiblesse musculaire, difficultés pour se déplacer, amyotrophie, …

Des signes généraux comme de la fièvre, un abattement, … sont possibles.

Les muscles des membres antérieurs, du cou ou de l’œsophage sont souvent touchés, ce qui peut provoquer des régurgitations (mégaœsophage), des troubles respiratoires par atteinte des muscles du larynx (paralysie laryngée), des troubles de la voix (dysphonie) ou des bronchopneumonies par fausse route.


Comment confirmer le diagnostic de la polymyosite dysimmunitaire du chien

Les signes cliniques sont peu spécifiques, ce qui rend le diagnostic souvent difficile. Une consultation spécialisée de neurologie ou de médecine interne permet d’effectuer un diagnostic différentiel avec de nombreuses autres affections musculaires, nerveuses, neuro-musculaires, systémiques, …

Le recours à des examens complémentaires est indispensable.

Un bilan sanguin montre le plus souvent une augmentation non spécifique des taux d’enzymes musculaires (CK, LDH, ASAT). Une augmentation de certains globules blancs (éosinophiles) est parfois observée.

L’électromyographie (EMG) est souvent modifiée, ce qui est alors un élément d’orientation important ; l’électroneurographie est normale.

La biopsie musculaire est le plus souvent nécessaire mais le choix des sites à prélever demande une démarche raisonnée.

Les dosages sanguins d’anticorps (Ac anti-Mi1 et Ac anti-Mi2) peuvent être modifiés.

La recherche de certaines maladies parasitaires peut faire partie de la démarche diagnostique.


Traitement de la polymyosite dysimmunitaire du chien

Le traitement de la polymyosite du chien repose sur l’utilisation de médicaments immunosuppresseurs, selon des protocoles précis et parfois sur une longue période.


Pronostic de la polymyosite dysimmunitaire du chien

Le pronostic de la polymyosite du chien est généralement réservé.

Références

  1. Farnbach GC – 
Canine myositis. In: Kirk RW. Current Veterinary Therapy VIII- Small Animal Practice. (Ed.) Philadelphia: WB Saunders Company, 1983, 681-686
  2. Lewis RM – Immune-mediated muscle disease. – Vet. Clin. North. Am. Small. Anim. Pract., 1994, 24, (4), 703-710
  3. Shell LG – Diseases of peripheral nerve, neuromuscular junction and muscles. In: Leib MS, Monroe WE. Practical Small Internal Medicine. (Ed.) Philadelphia: WB Saunders Company, 1997, 591-612

 

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