Glomérulonéphrites membranoprolifératives du chien



Qu’est-ce qu’une glomérulonéphrite membranoproliférative chez le chien ?

Une glomérulonéphrite membranoproliférative est une maladie qui touche les reins et plus particulièrement certaines structures des glomérules (prolifération des cellules mésangiales et épaississement des parois des capillaires glomérulaires). Elle fait donc partie du grand groupe des glomérulopathies.

Chez le chien, on distingue deux types principaux de glomérulonéphrite membranoproliférative. Le type I, de loin le plus courant, est la conséquence d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui aboutit à la formation de « dépôts » anormaux au niveau de certaines structures des glomérules rénaux.

Ce dysfonctionnement immunitaire est le plus souvent consécutif à des processus infectieux comme la Borréliose, également appelée maladie de Lyme ou la Piroplasmose, encore nommée Babésiose, la leishmaniose, la dirofilariose, le lupus érythémateux.

Des formes familiales de glomérulonéphrites membranoprolifératives sont décrites dans certaines races.


Prédispositions raciales aux glomérulonéphrites membranoprolifératives chez le chien

Certaines races sont considérées comme présentant une prédisposition aux glomérulonéphrites membranoprolifératives telles que : Bouvier bernois, Epagneul breton, Golden retriever, Labrador retriever.

Le Bouvier bernois et l’épagneul breton sont des races prédisposées aux glomérulopathies membrano-prolifératives
Le Bouvier bernois et l’épagneul breton sont des races prédisposées aux glomérulopathies membrano-prolifératives

Signes cliniques des glomérulonéphrites membranoprolifératives chez le chien

La moyenne d’âge des chiens atteints se situe entre 9 et 10 ans, sans prédisposition de sexe. Dans le cas des Bouvier bernois et retrievers, l’âge moyen serait plus précoce (5 à 6 ans).

Les signes cliniques observés sont la conséquence d’une atteinte du glomérule (syndrome néphrotique) : œdème des membres, ascite, épanchement pleural, parfois hypertension. De manière fréquente mais non systématique, une insuffisance rénale peut être présente et associée à une baisse d’appétit, de l’abattement, des signes digestifs.


Comment confirmer le diagnostic de glomérulonéphrite membranoproliférative chez le chien

Dans un premier temps, la présence d’une protéinurie massive est très évocatrice.

Certains autres examens sanguins et urinaires peuvent être modifiés : anémie non régénérative, baisse de la densité urinaire, hypercholestérolémie.

L’échographie abdominale vient en complément de l’exploration de la fonction rénale. Des biopsies rénales permettant d’effectuer un examen anatomo-pathologique permettent d’obtenir un diagnostic de certitude.


Traitement des glomérulonéphrites membranoprolifératives chez le chien

Comme pour toute exploration d’une maladie rénale avec protéinurie, il faut rechercher la cause initiale (infection, toxique, …) et la traiter de manière spécifique (antibiotique, immuno-modulateur, soustraction à un toxique, …).

En parallèle, les complications de toute atteinte glomérulaire doivent être prise en charge : prévention des thrombo-embolies et de l’hypertension artérielle, gestion de la rétention sodée, diminution de la perte protéique.

Le traitement immunomodulateur de la glomérulonéphrite ne doit être considéré que si la protéinurie persiste à un taux important, de manière chronique, ou progresse dans le temps.

Un traitement anti-agrégant plaquettaire pourra être prescrit.


Pronostic des glomérulonéphrites membranoprolifératives du chien

Il n’existe pas de facteurs pronostiques clairement établis pour cette catégorie de maladie glomérulaire chez le chien. Chez l’homme, l’azotémie, l’intensité de la perte de protéines dans les urines, l’hypertension sont des facteurs pronostiques négatifs.

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